Traitement du VIH : personnes encore en vie après 12 mois de thérapie antirétrovirale

Export Indicator

Pourcentage d’adultes et d’enfants infectés par le VIH dont on sait qu’ils sont toujours sous traitement antirétroviral 12 mois après le début de celui-ci
What it measures

Evaluer les progrès réalisés dans la prolongation de la survie des adultes et des enfants infectés qui sont maintenus sous traitement antirétroviral.

L’un des objectifs des programmes de traitement antirétroviral est de prolonger la durée de vie des personnes ayant contracté le virus. Alors que le traitement antirétroviral s’étend dans les pays à travers le monde, il est important de comprendre pourquoi et comment de nombreuses personnes abandonnent les programmes de traitement. Ces données peuvent être utilisées pour démontrer l’effi cacité de ces programmes et mettre en lumière les obstacles à leur élargissement et à leur amélioration.

Rationale
Numerator

Nombre d’adultes et d’enfants toujours sous antirétroviraux 12 mois après le début du traitement.

Pour entrer dans le numérateur, les données doivent concerner des adultes et des enfants en vie et sous antirétroviraux 12 mois après le début de leur traitement. Afi n d’avoir une compréhension plus complète de ce que signifi e la survie, il est nécessaire de recueillir les données suivantes :
http://www.unaids.org/fr/HIV_data/Methodology/default.asp
Nombre d’adultes et d’enfants appartenant aux groupes de départ de la thérapie antirétrovirale débutant au moins 12 mois avant la fi n de la période d’établissement du rapport
• Nombre d’adultes et d’enfants encore en vie et sous antirétroviraux 12 mois après le début de leur traitement

Le numérateur ne stipule pas que les patients aient été continuellement sous traitement antirétroviral pendant la période de 12 mois. Les patients qui ont manqué un ou deux rendez-vous ou n’ont pas retiré leurs médicaments toutes les fois, ou ont interrompu temporairement le traitement pendant les 12 mois mais qui sont reconnus comme étant encore sous traitement 12 mois après le début du traitement sont inclus dans le numérateur. En revanche, les patients qui sont décédés, qui ont abandonné le traitement ou qui ont été perdus de vue 12 mois après le début du traitement ne sont pas inclus dans le numérateur.

Par exemple, les patients ayant commencé le traitement antirétroviral en mai 2005 et qui à un moment quelconque entre mai 2005 et mai 2006 sont décédés, ont été perdus de vue (et ne sont jamais revenus) ou ont abandonné le traitement (et ne l’ont pas recommencé) ne sont donc plus sous traitement antirétroviral 12 mois plus tard (soit mai 2006) et ne sont pas inclus dans le numérateur. En revanche, un patient ayant commencé le traitement antirétroviral en mai 2005 et ayant manqué un rendez-vous en juin 2005, mais étant enregistré comme encore sous antirétroviraux en mai 2006 (au bout de 12 mois) est sous traitement antirétroviral et sera inclus dans le numérateur. Ce qui importe, c’est que le patient qui a commencé le traitement antirétroviral en mai 2005 soit enregistré comme étant en vie et toujours sous traitement 12 mois plus tard, sans qu’il soit tenu compte de ce qui s’est passé entre mai 2005 et mai 2006.

Denominator

Nombre total d’adultes et d’enfants qui ont commencé un traitement antirétroviral au cours des 12 mois précédant la période de transmission des données, y compris ceux qui sont décédés, ceux qui ont abandonné le traitement antirétroviral, et ceux qui ont été perdus de vue.

Le dénominateur est le nombre total d’adultes et d’enfants fi gurant parmi les groupes ayant commencé le traitement antirétroviral à un moment quelconque au cours de la période de 12 mois précédant le début de la période couverte par le rapport, quel que soit leur résultat au bout de 12 mois. Par exemple, pour les rapports allant du 1er janvier au 31 décembre 2007, seront pris en considération tous les patients ayant commencé le traitement antirétroviral entre le 1er janvier et le 31 décembre 2006, c’est-àdire tous les patients, tant ceux qui sont sous antirétroviraux que ceux qui sont décédés, qui ont abandonné le traitement ou qui ont été perdus de vue au bout de 12 mois.

Au niveau des établissements de santé, le nombre d’adultes et d’enfants sous traitement antirétroviral 12 mois après le début de celui-ci comprend les patients qui s’y sont rendus à un moment quelconque entre le début du traitement et la fi n de la période de 12 mois et exclut les patients qui ont commencé le traitement et en sont sortis au cours de la même période, de façon à refl éter la cohorte actuelle nette de patients fréquentant chaque établissement. En d’autres termes, au niveau des établissements, les patients qui sont sortis du traitement ne seront pas inclus dans le numérateur ni dans le dénominateur et les patients qui sont entrés dans le processus de traitement seront inclus dans le numérateur et dans le dénominateur. Au niveau national, le nombre de patients entrés dans le processus devrait correspondre au nombre de patients qui en sont sortis. Ainsi, la cohorte actuelle nette (les patients dont les résultats doivent actuellement être enregistrés par l’établissement, c’est-à-dire le nombre de patients qui étaient dans le groupe de départ, plus tous ceux qui sont entrés, moins tous ceux qui sont sortis) 12 mois plus tard devrait être égal à la cohorte du groupe de départ 12 mois auparavant.

Calculation

Numérateur/Dénominateur

Method of measurement

Registres de thérapie antirétrovirale et formulaires d’analyse relative aux cohortes.

La période du rapport est défi nie comme toute période continue de 12 mois prenant fi n à une date déterminée à l’avance et qui précède la remise du rapport. Elle peut être déterminée en fonction du calendrier d’établissement du rapport national. Si le rapport couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2009, les pays calculeront cet indicateur en utilisant les données relatives à tous les patients ayant entrepris un traitement antirétroviral à un moment quelconque de la période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2008. Si le rapport couvre la période du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009, les pays incluront les données relatives aux patients ayant débuté le traitement dans la période allant du 1er juillet 2007 au 30 juin 2008.

Un résultat portant sur 12 mois est défi ni comme le résultat (à savoir, le patient est encore en vie et toujours sous antirétroviraux, décédé ou perdu de vue) 12 mois après avoir commencé le traitement antirétroviral. Ainsi, les patients ayant commencé le traitement antirétroviral au cours de la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2007 auront atteint les 12 mois de traitement entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008.

Measurement frequency

Continuously

Disaggregation

Age group: (greater than) 15 years

Condom type: N/A

Education: N/A

Gender: Male, Female

Geographic location: N/A

HIV status: N/A

Pregnancy status: N/A

Sector: N/A

Service Type: N/A

Target: N/A

Time period: N/A

Type of orphan: N/A

Vulnerability status: N/A

Explanation of the numerator
Explanation of the denominator
Strengths and weaknesses

L’utilisation de ce dénominateur pourrait surestimer la « survie » réelle, si l’on considère qu’une partie de ceux qui ne peuvent pas être atteints sont encore en vie. C’est le nombre de personnes qui sont en vie et sous traitement antirétroviral (c’est-à-dire chez qui le traitement antirétroviral est maintenu) dans une cohorte de traitement qui est représenté ici.

La transmission prioritaire est celle qui met en commun les données relatives à la survie. Si des registres complets relatifs aux cohortes de patients existent, les pays sont invités à suivre l’observance du traitement à 14, 36 et 48 mois et par la suite tous les ans. Cela permettra de comparer dans le temps les taux de survie des personnes sous traitement antirétroviral. Tel quel, il est possible de savoir si la survie à 12 mois augmente ou diminue au fi l du temps, mais il n’est pas possible d’en déterminer les causes. Par exemple, si la survie augmente dans le temps, on pourrait attribuer ce phénomène à de meilleurs soins et pratiques de traitement ou encore à un démarrage plus précoce du traitement antirétroviral. La poursuite de l’observance du traitement au bout de 12 mois doit donc être interprétée au vu des caractéristiques initiales de la cohorte des patients au moment où le traitement a démarré : la mortalité sera plus élevée
dans les sites où les patients ont débuté le traitement à un stade plus avancé de l’infection. C’est pourquoi, la collecte et la transmission des données de survie sur des traitements de plus longue durée pourraient donner une meilleure idée de ce que sera l’effi cacité du traitement antirétroviral sur le long terme.

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