Rétention de douze mois sous traitement antirétroviral

Export Indicator

Pourcentage d’adultes et d’enfants séropositifs au VIH et encore sous traitement 12 mois après le début de la thérapie antirétrovirale
What it measures

Il évalue les progrès réalisés dans la prolongation de la survie des adultes et des enfants infectés qui sont maintenus sous traitement antirétroviral.

Rationale

L’un des objectifs des programmes de traitement antirétroviral est de prolonger la durée de vie des personnes ayant contracté le virus. Alors que la couverture de la thérapie antirétrovirale s’étend dans le monde, il importe de comprendre pourquoi et comment de nombreuses personnes abandonnent le traitement. Ces données peuvent être utilisées pour démontrer l’efficacité de ces programmes et mettre en lumière les obstacles à leur élargissement et à leur amélioration.

Numerator

Nombre d’adultes et d’enfants qui sont toujours en vie et toujours sous antirétroviraux 12 mois après le début du traitement

Denominator

Nombre total d’adultes et d’enfants qui ont commencé un traitement antirétroviral au cours des 12 mois précédant la période étudiée, y compris ceux qui sont décédés depuis qu’ils ont commencé le traitement antirétroviral, ceux qui ont abandonné le traitement et ceux dont le suivi a été interrompu au douzième mois

Calculation

Numérateur / Dénominateur

Method of measurement

Outils de suivi des programmes ; formulaires d’analyse des cohortes / groupes
Registres de thérapie antirétrovirale et formulaires d’analyse par cohortes de la thérapie antirétrovirale
La période étudiée est définie comme toute période continue de 12 mois prenant fin à une date déterminée à l’avance et qui précède la remise du rapport. Elle peut être déterminée en fonction des besoins du rapport national. Si le rapport est établi pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2014, les pays calculeront cet indicateur en intégrant tous les patients ayant entamé un traitement antirétroviral à n'importe quel moment au cours de la période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2013. Si le rapport est établi pour la période allant du 1er juillet au 30 juin 2014, les pays incluront tous les patients ayant entamé un traitement antirétroviral entre le 1er juillet 2012 et le 30 juin 2013.
Un résultat portant sur 12 mois est défini comme le résultat (à savoir, le patient est encore en vie et toujours sous antirétroviraux, décédé ou perdu de vue) 12 mois après avoir commencé le traitement antirétroviral. Exemple : les patients ayant commencé le traitement antirétroviral au cours de la période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2012 auront atteint les 12 mois de traitement pour la période couverte par le rapport allant du 1er janvier au 31 décembre 2013.

Fréquence de mesure:
Dès que les patients sont mis sous antirétroviraux, des données de cohorte les concernant doivent être recueillies mensuellement. Les données mensuelles relatives aux cohortes ayant suivi le traitement sur au moins 12 mois doivent ensuite être agrégées.

Ventilation:
■ Sexe
■ Âge ( ■ Grossesse ou non au début de la thérapie
Allaitement ou non au début de la thérapie

Measurement frequency

Annual

Disaggregation

Age group: (greater than) 15 years

Gender: Female, Male

Explanation of the numerator

Pour entrer dans le numérateur, les données doivent concerner des adultes et des enfants en vie et sous antirétroviraux 12 mois après le début de leur traitement. Afin d’avoir une compréhension plus complète de ce que signifie la survie, il est nécessaire de recueillir les données suivantes :
■ Nombre d’adultes et d’enfants ayant commencé le traitement antirétroviral au cours de la période de 12 mois précédant la fin de la période étudiée ;
■ Nombre d’adultes et d’enfants encore en vie et sous antirétroviraux 12 mois après le début de leur traitement.
Pour être pris en compte dans le numérateur, les patients ne doivent pas nécessairement avoir été sous traitement antirétroviral en permanence pendant la période de 12 mois. Les patients qui ont manqué un ou deux rendez-vous, qui n’ont pas systématiquement retiré leurs médicaments ou qui ont interrompu temporairement le traitement pendant les 12 mois, mais qui sont reconnus comme étant encore sous traitement 12 mois après le début du traitement sont inclus dans le numérateur. En revanche, les patients décédés, qui ont abandonné le traitement ou qui ont été perdus de vue 12 mois après le début du traitement ne sont pas inclus dans le numérateur.
Par exemple, les patients ayant commencé le traitement antirétroviral en mai 2013 et qui sont décédés, ont été perdus de vue (et ne sont jamais revenus) ou ont abandonné le traitement (et ne l’ont pas recommencé) entre mai 2013 et mai 2014 ne sont donc plus sous traitement antirétroviral 12 mois plus tard (soit mai 2014) et ne sont pas inclus dans le numérateur. En revanche, un patient ayant commencé le traitement antirétroviral en mai 2013 et ayant manqué un rendez-vous en juin 2013, mais enregistré comme encore sous antirétroviraux en mai 2014 (au bout de 12 mois) est sous traitement antirétroviral et sera inclus dans le numérateur. Ce qui importe est que le patient qui a commencé le traitement antirétroviral en mai 2013 soit enregistré comme étant en vie et toujours sous traitement 12 mois plus tard, indépendamment de ce qui s’est passé entre mai 2013 et mai 2014.
Les registres des TARV doivent inclure le nombre de variables décrivant les patients – par exemple : l'âge qu'avait le patient lorsqu'il a entamé le TARV. Par ailleurs, de nombreux registres devront mentionner les informations permettant de savoir si la patiente était enceinte ou allaitait lorsqu'elle a commencé le TARV. Pour ces sous-ensembles de femmes, la rétention sous TARV doit être calculée pour déterminer la rétention sous TARV à 12 mois chez les femmes enceintes et les femmes allaitantes.

Explanation of the denominator

Le dénominateur est égal au nombre total d’adultes et d’enfants ayant commencé le traitement antirétroviral au cours de la période de 12 mois précédant la période étudiée, quel que soit leur résultat au bout de 12 mois.
Exemple : pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2014, cela intègre tous les patients ayant entamé un traitement antirétroviral au cours de la période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2013. Cela inclut tous les patients, aussi bien ceux qui sont toujours sous traitement antirétroviral que ceux qui sont décédés, ont arrêté le traitement ou sont considérés comme « perdus de vue », à 12 mois.
Au niveau des établissements de santé, le nombre d’adultes et d’enfants sous traitement antirétroviral 12 mois après le début de celui-ci comprend les patients qui s’y sont rendus à un moment quelconque entre le début du traitement et la fin de la période de 12 mois et exclut les patients transférés vers un autre établissement au cours de la même période, de façon à refléter la cohorte actuelle nette de patients fréquentant chaque établissement. Autrement dit, au niveau des établissements de santé, les patients qui ont été transférés vers un autre établissement ne seront pris en compte ni dans le calcul du numérateur, ni dans celui du dénominateur. De même, les patients ayant été transférés depuis un autre établissement ne seront pris en compte ni dans le numérateur, ni dans le dénominateur. Au niveau national, le nombre de patients accueillis d’un autre établissement devrait correspondre au nombre de patients transférés vers un autre établissement. Par conséquent, la cohorte actuelle nette (les patients en charge d’un établissement donné, c’est-à-dire le nombre de patients du groupe de départ plus les entrants moins les sortants) 12 mois plus tard devrait être égale à la cohorte du groupe de départ 12 mois auparavant.

Strengths and weaknesses

L’utilisation de ce dénominateur pourrait surestimer la « survie » réelle, puisqu’une partie des patients perdus de vue est encore en vie. C’est le nombre de personnes qui sont en vie et sous traitement antirétroviral (c’est-à-dire chez qui le traitement antirétroviral est maintenu) dans une cohorte de traitement qui est représenté ici.
La priorité est donnée à la transmission de données de survie agrégées. Si des registres complets relatifs aux cohortes de patients existent, les États membres sont invités à suivre la rétention du traitement à 24, 36 et 48 mois et ensuite tous les ans. Cela permettra une comparaison du taux de survie sous TARV au fil du temps. En l'état actuel des choses, il est possible de définir si le taux de survie à 12 mois augmente ou décroît au fil du temps. L’indicateur permet de savoir si la survie à 12 mois augmente ou diminue au fil du temps, mais il n’est pas possible d’en déterminer les causes. Ainsi, si le taux de survie à 12 mois augmente au fil du temps, cela peut indiquer une amélioration des soins et pratiques thérapeutiques, ou une initiation plus précoce du TARV. La rétention sous TARV à 12 mois doit donc être interprétée sous l'angle des caractéristiques de base de la cohorte de patients lors de l'initiation du TARV : la mortalité sera plus élevée pour les sites où les patients ont eu accès au TARV à un stade plus avancé de l'infection. C’est pourquoi la collecte et la transmission des données de survie sur des traitements de plus longue durée pourraient donner une meilleure idée de l’efficacité à long terme de la thérapie antirétrovirale.