Réduction de la prévalence du VIH parmi les populations les plus à risque

Export Indicator

Pourcentage des populations les plus à risque qui sont infectées par le VIH
What it measures

Evaluer les progrès réalisés dans la réduction de la prévalence du VIH parmi les populations les plus à risque.

Les populations les plus à risque présentent habituellement la prévalence du VIH la plus élevée dans les pays touchés par des épidémies concentrées ou généralisées. Dans de nombreux cas, la prévalence parmi ces populations peut être plus de deux fois supérieure à celle observée dans l’ensemble de la population. La réduction de la prévalence parmi les populations les plus à risque constitue une mesure essentielle de la riposte nationale au VIH. Cet indicateur doit être calculé séparément pour chacun des groupes de population considérés comme les plus à risque dans un pays donné, tels que les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues injectables et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Note : Les pays où l’on observe des épidémies généralisées peuvent également présenter une situation sub-épidémique concentrée parmi un ou plusieurs de ces groupes. Dans ce cas, il leur serait utile de rassembler et de transmettre des informations sur cet indicateur au sujet de ces groupes.

Rationale
Numerator

Nombre de personnes parmi les populations les plus à risque ayant subi un test de dépistage du VIH et dont le résultat est positif

Denominator

Nombre de personnes parmi les populations les plus à risque ayant subi un test de dépistage du VIH

Calculation

Numérateur/Dénominateur

Method of measurement

Cet indicateur est calculé en utilisant les données rassemblées lors de tests de dépistage du VIH pratiqués parmi des membres des groupes de population les plus à risque dans le ou les principaux sites sentinelles.

Les sites de surveillance sentinelle utilisés pour mesurer cet indicateur doivent rester les mêmes pour que l’on puisse suivre les changements dans le temps.

Théoriquement, pour évaluer les progrès réalisés dans la diminution des nouvelles infections, il est préférable de suivre l’évolution de l’incidence dans le temps. Toutefois, on dispose dans la pratique de données relatives à la prévalence plutôt qu’à l’incidence. Lorsqu’on analyse les données de prévalence parmi les populations les plus à risque en vue d’évaluer l’impact du programme de prévention, il vaut mieux éviter de se cantonner dans les analyses concernant les jeunes, mais de transmettre des données sur toutes les personnes ayant adopté récemment des comportements leur faisant courir des risques d’infection (par exemple, en limitant l’analyse aux personnes qui ont commencé à s’injecter de la drogue au cours de l’année précédente ou se sont adonné au commerce du sexe depuis moins d’un an, etc.). Ce type d’analyse restreinte présente également l’avantage de ne pas être affecté par l’impact du traitement antirétroviral, lequel prolonge la période de survie et par là même accroît la prévalence. Le rapport de situation national doit impérativement indiquer si c’est ce type d’analyse qui est utilisé afi n de permettre une analyse mondiale plus signifi cative.

Measurement frequency

Annual

Disaggregation

Condom type: N/A

Education: N/A

Gender: Male, Female

Geographic location: N/A

HIV status: N/A

Pregnancy status: N/A

Sector: N/A

Service Type: N/A

Target: N/A

Time period: N/A

Type of orphan: N/A

Type/Timing of testing: N/A

Vulnerability status: N/A

Explanation of the numerator
Explanation of the denominator
Strengths and weaknesses

En raison des diffi cultés rencontrées pour établir le contact avec les populations les plus à risque, le nombre de distorsions relatives aux données de sérosurveillance est susceptible d’être beaucoup plus élevé que pour les données concernant un ensemble plus large de la population, telles que les femmes fréquentant les dispensaires prénatals. Si l’on doute de la représentativité des données, il est nécessaire d’en tenir compte lors de leur interprétation.

Pour interpréter cet indicateur, il est essentiel de bien connaître la relation entre les populations échantillonnées et les populations plus larges qui ont des comportements à risque similaires. La période au cours de laquelle des personnes font partie de l’un des groupes de population les plus à risque est plus étroitement associée au risque de contracter le VIH que l’âge. Il est donc souhaitable de ne pas limiter l’analyse aux jeunes mais de s’intéresser à d’autres groupes d’âge également.

Les tendances de la prévalence du VIH obtenues parmi ces groupes de population, dans une capitale donnée, fourniront des indications utiles sur l’impact des programmes de prévention du VIH présents sur place mais ne seront pas représentatives de la situation du pays dans son ensemble.

En ajoutant de nouveaux sites sentinelles, on augmente la représentativité de l’échantillon et la solidité de l’estimation de la prévalence du VIH, mais on réduit la comparabilité des valeurs. C’est pourquoi il est important d’exclure les nouveaux sites du calcul de cet indicateur lorsque l’on effectue l’analyse des tendances.

Le Groupe de travail ONUSIDA/OMS sur le VIH/sida et la surveillance des IST prépare actuellement des directives révisées pour la surveillance du VIH parmi les populations les plus vulnérables. On trouvera de plus amples informations sur le site : http://www.unaids.org/fr/KnowledgeCentre/HIVData/Epidemiology/default.asp

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