Personnes vivant avec le VIH et connaissant leur statut sérologique

Export Indicator

Pourcentage de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique à la fin de la période couverte par le rapport
What it measures

Les progrès pour accroître la proportion de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique et l’efficacité des interventions de dépistage du virus

Rationale

Les personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique auront accès aux prestations de soins et de traitement nécessaires pour mener une vie saine et productive et réduire le risque de transmettre le virus à d’autres personnes. La manière la plus efficace de garantir que les personnes vivant avec le virus connaissent leur statut est de proposer des prestations de dépistage sur les lieux et parmi les populations où le poids de la morbidité lié au VIH est le plus élevé.

Cette mesure constitue l'un des 10 indicateurs mondiaux présentés dans les directives unifiées sur les informations stratégique de l’OMS 2015 concernant le VIH dans le secteur de la santé et elle permet de suivre le premier objectif des objectifs 90–90–90 : à savoir que 90% personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique d’ici 2020.

Numerator

Nombre de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique

Denominator

Nombre de personnes vivant avec le VIH

Calculation

Numérateur/dénominateur

Remarque: à partir de 2018, les pays dont la population est supérieure à 250 000 habitants devront rendre compte de cet indicateur selon de larges données ventilées par âge et par sexe dans Spectrum. Les résultats seront importés dans l'outil en ligne de suivi mondial de la lutte contre le sida une fois le fichier d'estimations nationales finalisé. Le rapportage sur les groupes d'âge et de sexe détaillés sera toujours effectué au moyen de l'outil de rapportage de suivi mondial de la lutte contre le sida.

Method of measurement

Deux méthodes sont recommandées pour faire une estimation de la proportion de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique. L’utilisation d’une des méthodes est fonction de la disponibilité des données dans le pays.

1. Estimations directes des systèmes de surveillance des cas de VIH

Pour le numérateur. Dans les pays dont les systèmes de surveillance de cas du VIH sont opérationnels, le nombre de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique correspond au nombre de personnes diagnostiquées séropositives toujours en vie et enregistrées par le système de surveillance.

Pour le dénominateur. Les sources à privilégier pour connaître le nombre de personnes vivant avec le VIH sont les modèles d’estimation tels que le logiciel Spectrum. En cas d’utilisation d’autres modèles, il est nécessaire de fournir la documentation expliquant la méthode d’estimation et les limites d’incertitude.

Méthodes de surveillance de cas. Un système de surveillance de cas de VIH est considéré comme opérationnel si le processus de création de rapports de tous les centres de santé qui proposent des services de tests de confirmation, de traitement et de soins du VIH est en place depuis au moins 2013 et les personnes décédées, celles perdues de vue ou celles qui ont émigré sont supprimées. Les pays doivent veiller à ce que les délais soient ajustés en incluant un nombre approximatif de personnes diagnostiquées mais non déclarées au cours de l’année calendaire.

2. Estimations modélisées

Pour le numérateur. L’approche de modélisation des estimations du nombre de personnes qui connaissent leur statut sérologique parmi celles qui vivent avec le VIH est fonction de la disponibilité des données dans le pays.
 
Pour les pays ayant des données relatives aux nouveaux diagnostics du VIH et au décompte de CD4 ou aux décès dus au sida issues des registres vitaux, le nombre de personnes connaissant leur statut sérologique peut être obtenu en utilisant l’outil d’ajustement de CSAVR (surveillance des cas et registres vitaux) dans Spectrum. Une méthode d’estimation similaire est disponible en utilisant l’outil de modélisation du VIH du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM) (https://ecdc.europa.eu/en/publications-data/hiv-modelling-tool). Les estimations issues d’autres approches spécifiques aux pays pour la modélisation de ce nombre, fondées sur la surveillance des cas et les données cliniques, peuvent également être rapportées lorsque ces méthodes ont été validées par des pairs et publiées.
 
Pour les pays ayant collecté des données à la suite d’enquêtes qui permettent de connaître directement le nombre de participants séropositifs ayant indiqué connaître leur statut sérologique ou le nombre de personnes séropositives ayant rapporté avoir déjà subi un dépistage, l’ONUSIDA recommande (à compter de 2018) que le premier objectif 90 soit modélisé à l’aide de NOM (insérer le lien vers l’application « Shiny »). Les utilisateurs de NOM pourront obtenir des renseignements et spécifications plus détaillés en suivant ce lien, notamment sur les données nécessaires.
 
Les estimations relatives au premier objectif 90 qui se basent uniquement sur les déclarations des participants concernant la connaissance de leur statut sérologique ou sur les données historiques d’enquêtes n’ayant pas été modifiées au fil du temps depuis la réalisation des enquêtes ne doivent pas être rapportées.
 
Pour le dénominateur. Les modèles d’estimation tels que Spectrum sont la source préférée pour le nombre de personnes vivant avec le VIH. L’ONUSIDA travaillera en collaboration avec les pays pour développer un modèle Spectrum qui correspondra aux estimations du nombre de personnes vivant avec le VIH si des estimations autres que celles générées par le biais de Spectrum sont utilisées.
 
Sur l’estimation de la connaissance du statut parmi les enfants pour les estimations modélisées. Dans la mesure où les enquêtes menées auprès des foyers sont souvent limitées aux personnes en âge de procréer (15 à 49 ans), il peut s’avérer nécessaire d’établir une estimation séparée afin de connaître l’état sérologique vis-à-vis du VIH chez les enfants (0 à 14 ans) à l’aide de données issues de programme (p. ex. : le nombre d’enfants sous traitement, tel que reporté pour l’indicateur 1.2, sur le nombre total estimé d’enfants). Lorsque la couverture des traitements antirétroviraux chez les enfants est utilisée, elle représente la mesure la plus prudente de connaissance du statut parmi cette population. Pour obtenir l’estimation totale du pourcentage de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, il convient de faire une moyenne des estimations en fonction de l’âge et de les pondérer d’après le nombre d’enfants et d’adultes (séparément) vivant avec le virus. L’ONUSIDA accompagnera les pays dans la réalisation de ces calculs, si nécessaires.

 

Measurement frequency

Annuelle

Disaggregation
  • 0-14 ans pour les enfants et 15 ans et plus selon le sexe (hommes et femmes) pour les adultes. 
  • Selon disponibilité : désagrégation par âge et sexe détaillés : <1 an, 1-4 ans, 5-9 ans et 10-14 ans pour les enfants et 15-19 ans, 20-24 ans, 25-49 ans et 50+ ans par sexe (hommes et femmes) pour les adultes ; par genre (homme, femme, autre genre) pour les adultes
  • Villes et autres zones administratives d’importance
Additional information requested
Veuillez fournir des données décentralisées (sous-nationale) ou sur les villes pour cet indicateur. L’outil de rapportage de suivi mondial de la lutte contre le sida comporte un espace prévu pour fournir des informations concernant la capitale et une ou deux autres villes importantes d’un point de vue épidémiologique, comme celles qui sont le plus touchées par le VIH ou qui se sont engagées à mettre fin au sida d’ici 2030.
Strengths and weaknesses

Méthode de création de rapport basée sur la notification des cas de VIH

La surveillance basée sur l'étude de cas fournit des mesures de connaissance raisonnables du statut du VIH dans les cas suivants :

  • Le système est en place depuis suffisamment longtemps pour que toutes les personnes diagnostiquées et encore en vie aient été enregistrées.
  • Il existe des mécanismes opportuns et exhaustifs pour enregistrer les nouveaux cas diagnostiqués dans le système à partir de tous les centres proposant des tests de dépistage du VIH.
  • Des mécanismes pour éviter que les individus soient dédoublés en étant enregistrés plusieurs fois ou à partir de plusieurs infrastructures.
  • Le suivi des personnes est suffisamment opérationnel pour identifier si elles sont toujours en vie à l’opposé si elles sont décédées ou sont sorties du pays.                

Les pays qui se fient à des systèmes faibles sont susceptibles de surestimer ou de sous-estimer la connaissance du statut sérologique dans les cas suivants :

  • Le dédoublement de déclaration de cas n’a pas eu lieu (surestimation).
  • Des décès ou l’émigration de personnes diagnostiquées et enregistrées séropositives n’ont pas été supprimés du système (surestimation).
  • La déclaration de cas n’est pas une routine des centres de dépistage avec des moyens de confirmer les résultats (sous-estimation).

Estimations modélisées

La fiabilité des estimations modélisées du premier objectif 90 dépendra de la qualité de la saisie des données pour chaque pays et de la fiabilité des hypothèses qui sous-tendent chaque modèle. Les pays doivent vérifier la qualité de la saisie des données en collaboration avec l’ONUSIDA et l’approche de modélisation choisie pour déterminer dans quelle mesure les estimations modélisées pourraient surestimer ou sous-estimer la connaissance du statut sérologique parmi les personnes vivant avec le VIH dans le pays.
Further information

Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2015 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/164716/1/9789241508759_eng.pdf?...).

Logiciel Spectrum. Glastonbury (CT) : Avenir Health; 2016 (http://www.avenirhealth.org/software-spectrum.php).

Enquête démographique et de santé (http://dhsprogram.com).