Personnes vivant avec le VIH dont la charge virale a été supprimée

Export Indicator

Pourcentage et nombre d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH dont la charge virale a été supprimée à la fin de la période de référence
What it measures

La charge virale individuelle est l'indicateur recommandé pour connaître l'efficacité d'un traitement antirétroviral et indiquer le niveau d'observance du traitement et du risque de transmission du VIH. Le niveau de charge virale de référence en matière d’échec ou de succès thérapeutique est de 1 000 copies/mL conformément aux Lignes directrices consolidées sur l'utilisation des médicaments antirétroviraux pour le traitement et la prévention des infections à VIH (OMS, 2016). Les personnes présentant des résultats de test de charge virale en-dessous du seuil devraient être prises en compte comme ayant des charges virales supprimées.

Rationale

La suppression virale parmi les personnes vivant avec le VIH est l’un des 10 indicateurs mondiaux dans les lignes directrices unifiées de 2015 de l'OMS sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé. Cet indicateur permet également d'évaluer le troisième et dernier « objectif 90 » de l'ONUSIDA : faire en sorte que 90 % des personnes sous traitement antirétroviral voient leur charge virale supprimée d'ici 2020.

Numerator

Nombre de personnes vivant avec le VIH dont la charge virale a été supprimée au cours de la période de référence (≤1000 copies/mL)

Denominator

Nombre estimé de personnes vivant avec le VIH (pour estimer la couverture de suppression de la charge virale) ;

OU

Nombre estimé de personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement (pour déterminer les progrès accomplis vers l'atteinte du troisième objectif 90)

Calculation

Numérateur/dénominateur

Remarque : à partir de 2018, les pays dont la population est supérieure à 250 000 habitants devront rendre compte de cet indicateur dans Spectrum. Les résultats seront importés dans l’outil de suivi mondial de la lutte contre le sida une fois le fichier national finalisé. Le rapportage sur les groupes d’âge et de sexe détaillés sera toujours effectué au moyen de l’outil de rapportage de suivi mondial de la lutte contre le sida.

Method of measurement
La suppression virale est définie comme <1000 copies / mL. Pour les pays avec d’autres seuils (indétectables, <50 copies / mL ou <400 copies / mL), des preuves préliminaires provenant de plusieurs études suggèrent que la proportion de ceux avec 50 copies / ml ou plus et moins de 1000 copies / ml est faible, donc aucun ajustement supplémentaire n'est requis.
 
La suppression de la charge virale peut être mesurée à l’aide de trois sources de données différentes : (1) données cliniques et de programme ou (2) enquêtes représentatives à l’échelle nationale (comme les PHIA) ; ou (3) enquêtes sur les indicateurs d'alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH. Les pays doivent rapporter les données provenant de la source la plus récente et la plus représentative au niveau national.
 
1. Tests de suppression de la charge virale de routine chez les personnes sous traitement antirétroviral collectées par le biais de registres cliniques ou de laboratoires ou d’une surveillance de cas
 
Pour le numérateur. Les pays doivent indiquer le nombre réel ou estimé de personnes dont la charge virale est supprimée au cours de la période considérée (voir la section intitulée « Déclaration du nombre réel ou estimé de personnes à l'échelle nationale qui ont une charge viral supprimée » pour plus d’informations).
 
Les données des tests de charge virale doivent être systématiques plutôt qu’épisodiques. Par exemple, les résultats d’une personne ne doivent pas être inclus si les tests ont été effectués avant le début du traitement ou lorsque l’échec du traitement était suspecté.
 
Si la charge virale est testée de façon répétée pour une personne au cours de l’année, seul le résultat du dernier test de routine doit être utilisé.
 
Pour le dénominateur. Les modèles d’estimation tels que Spectrum sont la source préférée pour le nombre de personnes vivant avec le VIH. L’ONUSIDA travaillera en collaboration avec les pays pour développer un modèle Spectrum qui correspondra aux estimations du nombre de personnes vivant avec le VIH si des estimations autres que celles générées par le biais de Spectrum sont utilisées.
 
Pour plus d'informations sur l'estimation du nombre de personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement dans le cadre du calcul du troisième objectif 90, voir l'indicateur 1.2.
 
Déclaration du nombre réel ou estimé de personnes à l’échelle nationale qui ont une charge virale supprimée
 
L’utilisation du nombre réel ou du nombre estimé de personnes dont la charge virale a été supprimée dépend du niveau de couverture des tests de la charge virale. En conséquence, le calcul du nombre de personnes effectuant un test annuel de la charge virale de routine parmi celles qui suivent un traitement doit être saisi par tous les pays.
 
Pour les pays dans lesquels la couverture des tests de la charge virale est supérieure ou égale à 90 %, le nombre réel de personnes ayant des charges
virales supprimées parmi ceux sous traitement et vivant avec le VIH doit être signalé. Ceci suppose que la charge virale des personnes qui suivent un
traitement et dont les résultats des tests de la charge virale ne sont pas connus n’est pas encore supprimée.
 
Pour les pays dans lesquels la couverture des tests de la charge virale se situe entre 50 et 90 %, le nombre estimé de personnes dont la charge virale est supprimée doivent être signalés. Pour obtenir cette estimation, l’ONUSIDA recommande que la proportion de personnes dont la charge virale est supprimée parmi les personnes testées soit multipliée par le nombre de personnes recevant un traitement antirétroviral, lorsque la suppression de la
charge virale parmi la population non testée est supposée être la même que chez la population testée.
 
Exemple : un pays avec une estimation de 100 000 personnes vivant avec le VIH a des tests de charge virale de routine pour 12 000 des 24 000 personnes sous traitement antirétroviral. La couverture des tests de charge virale est de 50% et le pays considère que le niveau de suppression de la charge virale parmi la population non testée et le même que celui chez les personnes testées et suivant un traitement. Sur les 12 000 personnes testées, 10 000 personnes ont une charge virale supprimée. Le nombre national estimé de personnes vivant avec le VIH dont la charge virale est supprimée est de 20 000 [(10 000/12 000) x 24 000].
 
Lorsque la suppression de la charge virale chez la population non testée diffère de celle de la population testée, veuillez contacter l’ONUSIDA pour discuter des approches pour l’estimation de ce nombre.
 
Pour les pays qui déclarent que la couverture des tests de la charge virale est inférieure à 50 %, seul le nombre d’essais de charge virale de routine doit être signalé. Il n’est en règle générale pas possible d’estimer le pourcentage de personnes vivant avec le VIH ou en cours de traitement et qui ont une charge virale supprimée lorsque le test de la charge virale n’est pas fait en routine. Les pays souhaitant utiliser les données lorsque la couverture des tests de la charge virale est inférieure à 50 % doivent échanger avec l’ONUSIDA pour déterminer si le pourcentage de personnes dont la charge virale est supprimée parmi la population testée est similaire à celui de la population qui n’a pas accès aux tests.
 
Important: Les pays qui ont entrepris des évaluations ou des revues de la qualité des données afin de déterminer dans quelle mesure les établissements de soins peuvent indiquer avec précision le nombre de personnes ayant une charge virale supprimée pendant les périodes de rapportage doivent ajuster les données du numérateur du programme pour tenir compte de ces incohérences. L’ONUSIDA travaillera avec les pays pour convenir d’un ensemble de meilleures pratiques spécifiques au pays pour l’ajustement des données de programme. 
 
 
2. Enquêtes récentes en population représentatives à l’échelle nationale
 
Pour le numérateur. La proportion de personnes dont la charge virale est supprimée parmi les personnes dont le dépistage est positif dans l’enquête doit être multipliée par le nombre total de personnes vivant avec le VIH estimées à l’échelle nationale pour obtenir le nombre total de personnes ayant une charge virale supprimée. Cette valeur peut légèrement surestimer le nombre de personnes qui ont une charge virale supprimée parmi les personnes sous traitement, étant donné que certaines personnes qui suppriment naturellement le virus et qui ne suivent pas de traitement seront incluses.
 
Remarque : Les pays qui utilisent des données d’enquête doivent toujours indiquer le nombre de personnes sous traitement ayant subi des tests de charge virale de routine au cours de la période considérée.
 
Pour le dénominateur. Les modèles d’estimation tels que Spectrum sont la source préférée pour le nombre de personnes vivant avec le VIH. L’ONUSIDA travaillera en collaboration avec les pays pour développer un modèle Spectrum qui correspondra aux estimations du nombre de personnes vivant avec le VIH si des estimations autres que celles générées par le biais de Spectrum sont utilisées. Pour plus d’informations sur l’estimation du nombre de personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement dans le cadre du calcul du troisième objectif 90, voir l’indicateur 1.2.
 
3. Indicateurs d’alerte précoce des enquêtes sur la pharmaco résistance du VIH
 
Pour le numérateur. La proportion de personnes déclarées avoir supprimé leurs charges virales parmi les personnes participant à l’enquête devrait être multipliée par le nombre total de personnes sous traitement antirétroviral à l’échelle nationale; cela fournira le nombre total de personnes qui ont une charge virale supprimée. Les données de cohorte de 12 ou 48 mois peuvent être utilisées.
 
Remarque : Les pays qui utilisent des données d’enquête doivent toujours indiquer le nombre de personnes sous traitement ayant subi des tests de charge virale de routine au cours de la période considérée.
 
Pour le dénominateur. Les modèles d’estimation tels que Spectrum sont la source préférée pour le nombre de personnes vivant avec le VIH. L’ONUSIDA travaillera en collaboration avec les pays pour développer un modèle Spectrum qui correspondra aux estimations du nombre de personnes vivant avec le VIH si des estimations autres que celles générées par le biais de Spectrum sont utilisées. Pour plus d’informations sur l’estimation du nombre de personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement dans le cadre du calcul du troisième objectif 90, voir l’indicateur 1.2.
 
Measurement frequency

Annuelle

Disaggregation
  • 0-14 ans pour les enfants et 15 ans et plus selon le sexe (hommes et femmes) pour les adultes ; les données rapportées pour un âge ou un sexe inconnu doivent être attribuées aux cellules de données ventilées par âge et par sexe en utilisant la même distribution des données avec l’âge et le sexe connus. Ces ajustements doivent être notés dans la case fournissant des informations supplémentaires.
  • Tel que disponible. Ventilation par âge et sexe détaillés : <1 an, 1-4 ans, 5-9 ans et 10-14 ans pour les enfants et 15-19 ans, 20-24 ans, 25-49 ans et 50 ans et plus selon le sexe (homme et femme) pour les adultes ; selon le genre (homme, femme, autre genre) pour les adultes.
  • Ville et autre zone administrative d’importance.
Additional information requested
Veuillez fournir des données sur les villes pour cet indicateur. L’outil de saisie des données GAM comporte un espace prévu afin de fournir des informations concernant la capitale et une ou deux autres villes importantes d’un point de vue épidémiologique, comme celles qui sont le plus touchées par le VIH ou qui se sont engagées à mettre fin au sida d’ici 2030.
Strengths and weaknesses
Lorsque des données des tests de mesure de la suppression de la charge virale sont recueillies sur la base de l’ensemble de la population recevant un traitement antirétroviral ou à partir d’un échantillon national représentatif, la mesure de la charge virale donne une indication de l’observance et de l’efficacité du traitement, ainsi que du risque de transmission à l’échelle du patient et du programme. En plus de cet indicateur, les pays collectant des données sur la rétention et la suppression de la charge virale à 12 mois au sein des cohortes peuvent trouver utile de trianguler ces différentes mesures pour décrire l’impact d’une thérapie antirétrovirale efficace.
 
Malgré l’importance de l’indicateur, il peut être difficile de le surveiller avec précision à l’aide des données de programme actuellement disponibles.
Premièrement, étant donné que la capacité de surveillance de la charge virale est étendue mais reste limitée dans les pays à faible revenu, les estimations de la suppression de la charge virale parmi la population testée peuvent ne pas être représentatives de la population non testée. C’est particulièrement le cas si la proportion de personnes qui commencent un nouveau traitement est élevée ou si la mise à l’échelle des tests est biaisée vers des sites plus performants ou moins performants. En supposant que les niveaux de suppression de la charge virale sont les mêmes dans la population testée et non testée, les progrès vers les cibles 90-90-90 peuvent être surestimés.
 
Un deuxième défi découlant des données de programme actuellement disponibles est que les tests de charge virale peuvent être effectués de manière sélective pour déterminer quand initier un traitement ou pour identifier d’éventuels échecs thérapeutiques. Les données fournies par les tests de charge virale chez les personnes soupçonnées d’échec thérapeutique sous-estimeront les niveaux de suppression de la charge virale. L’ONUSIDA recommande que les pays examinent de près les données rapportées pour exclure les tests non routiniers.
 
Un troisième défi dans l’utilisation des données de programme de routine est que les données de test de charge virale ne sont rapportées que pour le sous-groupe de personnes sous traitement antirétroviral. Cela peut sous-estimer la suppression globale au niveau de la population puisque les personnes qui suppriment naturellement le virus ne seront pas incluses dans le numérateur. L’ONUSIDA étudie les données disponibles issues des cohortes et des enquêtes démographiques pour mieux quantifier et ajuster cette valeur finale lorsqu’il rend compte des progrès accomplis à l’échelle mondiale et régionale vers l’indicateur 1.4.
Further information
ONUSIDA, OMS. Directives sur le suivi de l’impact de l’épidémie de VIH en utilisant les enquêtes démographiques. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2015 (http://www.who.int/hiv/pub/guidelines/si-guidelines-population-survey/en).
 
Lignes directrices consolidées sur l’utilisation de médicaments antirétroviraux pour le traitement et la prévention des infections à VIH. Recommandations pour une approche de la santé publique — deuxième édition. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2016 (http://www.who.int/hiv/pub/arv/arv-2016/ en).
 
Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé. Genève : Organisation Mondiale de la Santé ; 2015 (http://www.who.int/hiv/pub/guidelines/strategic-information-guidelines/en).

Conseils de l’OMS en matière de traitements et de soins (http://www.who.int/hiv/topics/treatment/en/index.html).

Tags